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Le message du mois de Thierry Schneider
Ce message est rédige chaque mois a votre intention. Nous vous l'envoyons très volontiers à votre adresse électronique, il suffit de nous en faire la demande.
ATHLETE DE LA VIE : AGIR OU SUBIR ?
"DECOUVERTE" FEVRIER 2005
Bien trop souvent, je plonge dans un surcroît d'activités, qui, sous le couvert d'un rythme trompeur, ne font que saper ma vitalité et ruiner ma bonne humeur. Et, jour après jour, victime de « manque de temps », je m'épuise. Pris dans une quête sans fin de « réussites », j'en oublie complètement la plus belle des richesses : le temps ! Pourtant, je suis le seul qui puisse jouir de mes propres instants et ne plus laisser les autres dilapider mon trésor. Tout d'abord, je prends conscience de l'illogisme de mon raisonnement habituel : plus je m'active à concentrer dans ma vie des obligations, dans le but illusoire d'accéder, un jour, à « être bien », plus je ressens le mal-être de l'étau qui se referme inexorablement sur moi. J'ai alors la liberté de me libérer de cette entrave. Il me suffit de … m'arrêter, osant goûter comme un fruit trop souvent défendu, laissant mon épiderme me guider dans ce ressenti. Je débranche la prise du « faire », je stoppe cette vision strictement mentale de ma vie, pour tout simplement « savourer » quelques secondes d'éternité. Devenu parfaitement conscient de l'instant, je peux reprendre mes activités, animé par une « vraie présence ». A chacun de choisir...
Entraînement proposé :
Pour « dissoudre » la croyance erronée et malsaine de manquer de temps, je m'offre chaque jour le plaisir de l'exercice suivant : au milieu de mes activités frénétiques, je décide de m'arrêter, pour prendre conscience et ressentir combien 1 minute, 60 secondes... est un temps infiniment long... Je règle la sonnerie de mon portable, ou de ma montre, sur 60 secondes. Au moment où je lance le compte à rebours, je ferme les yeux et plonge dans le ressenti de la relativité du temps. A la sonnerie, mon interprétation du temps aura changé.
Citation :
« Ma mission est de tuer le temps et la sienne de me tuer à son tour. On est à l'aise entre assassins. » E.M. Cioran
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